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Locations saisonnières à Richardson : nouvelles règles de distance et hausse des frais

Selon Community Impact, le conseil municipal impose désormais une distance minimale de 500 pieds entre toute nouvelle location et un bien déjà enregistré, et triple la redevance annuelle…

Julien Fressinet·mis à jour 04 septembre 2026

Locations saisonnières à Richardson : nouvelles règles de distance et hausse des frais

Richardson, au nord du Texas, a fait entrer en vigueur fin août une nouvelle grille de régulation des locations de courte durée. Selon Community Impact, le conseil municipal impose désormais une distance minimale de 500 pieds entre toute nouvelle location et un bien déjà enregistré, et triple la redevance annuelle d'inscription, qui passe de 100 à 300 dollars. La mesure, votée le 10 août, est appliquée depuis le 25 août, à l'expiration d'un moratoire de 90 jours sur les nouveaux enregistrements.

Une règle de distance, pas une simple taxe

Le texte vise un effet de cluster mesuré. Selon les données présentées en juillet par les services municipaux, Richardson recensait 170 locations de courte durée, dont 111 déclarées et 59 hors cadre. Vingt-neuf quartiers accueillaient au moins une location; six en comptaient plus de dix. La règle des 500 pieds crée, autour de chaque bien enregistré, une zone tampon d'environ 80 maisons: la densité d'offre devient mécaniquement plafonnée.

La municipalité a assorti ce dispositif d'un logiciel dédié, chargé de recenser les biens, suivre les plaintes et cartographier les concentrations. La redevance triplée sert à financer l'administration du fichier et l'outil de contrôle. En mars, le conseil avait déjà élargi les motifs de révocation des permis et étendu la liste des infractions contrôlables par les agents municipaux.

L'effet sur le rendement net des opérateurs

Pour un propriétaire qui entre aujourd'hui dans le registre, le coût administratif triple à durée identique, et la contrainte d'emplacement peut rendre inopérante une partie du parc bâti disponible. Les biens déjà enregistrés avant la réforme, eux, échappent à la règle de distance: plusieurs locations restent à moins de 500 pieds les uns des autres. La carte devient donc à deux vitesses, avec des opérateurs en place protégés et une barrière à l'entrée nette pour les nouveaux venus.

L'avocat de la ville, Joe Gorfida, a par ailleurs indiqué qu'une interdiction trop large risquait d'être contestée en justice — d'où le choix de ne pas rétroagir sur les biens existants. C'est une concession classique: on sécurise le dispositif au prix d'une portée initiale réduite.

Pour un marché sous tension comme celui de Marseille, où l'hôtellerie traditionnelle et les meublés de tourisme se disputent un parc résidentiel contraint, le cas Richardson fonctionne comme un signal. À mesure que les villes durcissent leurs seuils — distance, redevance, motifs de révocation —, le coût d'entrée augmente et la géographie de l'offre se rigidifie. Les exploitants qui cartographient ces paramètres en amont préservent leur marge; les autres héritent d'une friction administrative qui finit par peser sur le rendement net.